L’hôtel du cygne – Zhang Yueran

Quatrième de couverture:

Venue du lointain Sichuan, Yu Ling travaille à Pékin depuis dix ans et rêve de changer de vie. Au détour d’un pique-nique, avec son acolyte M. Courge, ils fomentent le kidnapping de Dada, charmant petit garçon de l’élite chinoise dont elle est la nounou. Mais une fois avalées les pattes de crabe du Kamtchatka et les brochettes d’ailes de poulet, le plan tombe à l’eau, adieu la rançon : le grand-père de Dada vient d’être inculpé pour corruption, le père est arrêté, la mère a disparu. Yu Ling se retrouve seule avec l’enfant. Dans la grande villa aseptisée, Dada dresse une tente pour y accueillir tous ceux qui comme lui n’ont pas d’amis : l’Hôtel du Cygne. Dans le huis clos de cette drôle de famille recomposée, Zhang Yueran dresse le portrait tout en nuances de la Chine d’aujourd’hui.

« Elle savait que beaucoup de gens la trouvaient bizarre, avec son incapacité à soutenir le regard, sa mine sombre et sa réticence à discuter avec ses employeurs. Mais elle n’avait pas son pareil pour s’occuper des enfants : elle était une nounou attentive et efficace, qui trouvait toujours le moyen de se faire obéir… »

Informations pratiques

  • Publié chez les éditions Zulma.
  • 160pages (format broché).
  • Genre : contemporain.
  • ISBN : 9791038700543

Mon avis : ⭐ ⭐ ◾ ◾ ◾ / 5

Dans le cadre d’une masse critique Babelio, j’ai eu la chance de recevoir L’hôtel du cygne de Zhang Yueran publié chez les éditions Zulma. Ce roman fut mon tout premier de l’autrice et des éditions.

Nous suivons ici Yu Ling, nounou du petit Dada, 6 ans, et son complice, M. Courge alias Chen Dongliang. Tous deux, et ce dès le début du roman, kidnappent l’enfant afin d’obtenir une rançon de la part de ses riches parents.

Un roman court mais avec un personnage principal profond

Malgré le fait que le roman soit très court, les personnages de Dada et de Yu Ling sont bien construits. En effet, Dada transparait dans les traits d’un petit garçon de 6 ans ayant du mal à se faire des amis. Il est totalement délaissé par sa mère, Chen When, et contraint d’apprendre le piano sous l’autorité de son père, Hu Yafei. La mère est totalement absente du récit préférant s’occuper de sa carrière plutôt que de son fils. Le père même s’il est présent au début du roman n’est pas présent pour son fils et disparait assez rapidement. La seule personne présente pour Dada est Yu Ling, un lien extrêmement fort existe entre ces deux personnages.
Yu Ling est une jeune femme d’une trentaine d’années, elle est perdue dans sa vie et ne sait pas de quoi son avenir sera fait. C’est un personnage sensible et touchant, qui ressasse énormément le passé mais qui est quelques fois un peu trop mélodramatique à mon goût.

Grâce à une plume très réfléchie, l’autrice met en scène la vie actuelle en Chine, elle porte un regard critique sur les nouveaux riches et dépeint la vie des plus pauvres à travers les personnages de Yu Ling et de Chen Dongliang.

J’ai eu quelques soucis avec certaines actions des personnages, je pense notamment à celle où Dada récupère l’oie au bord de la route, cette scène me semble complètement surréaliste. Je regrette aussi le manque d’action.

Bilan :

Déçue par ce roman, j’en attendais plus au vu du résumé.

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2 commentaire

  1. dommage haha, la couverture était jolie et les services presses avec babelio sont une bonne opportunité !

    1. Oui en général je ne suis pas déçue, mais bon ça arrive c’est normal ahaha ^^

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